Les cours du Potier Marseillais

les techniques enseignées

Le mot céramique provient du grec ancien κέραμος, kéramos, qui signifie « terre à potier », « argile ».

On peut distinguer trois branches de la céramique :

  • la céramique utilitaire, principalement la poterie, la plus ancienne des formes de céramique (elle est antérieure au travail des métaux) qui utilise les terres argileuses comme matériau de base,  façonnée et cuite au four;
  • la céramique d’art qui a dérivé de la précédente, et délaisse la fonction utilitaire pour se centrer sur la valeur décorative ou esthétique;
  • la céramique technique, particulièrement développée au XXe siècle, et qui utilise des matériaux à base d’oxydes, de carbures, de nitrures, etc.

Le domaine de la céramique est très vaste. Christophe Follenbach est spécialisé dans de l’utilitaire tourné.

La principale technique est le tournage. Il propose aussi un large éventail des autres méthodes comme l’estampage, modelage, pour permettre la découverte des diverses procédés de la céramique.

Le tournage : c’est la technique la plus perfectionnée.  D’une boule de terre, une capacité de formes uniques peut être réalisée. Le tour se compose d’un plateau rotatif appelé girelle. Après avoir disposé une motte d’argile au centre du plateau, elle est centrée puis façonnée. Le tournage ne permet d’obtenir que des pièces de mutation ou transformation, qui peuvent être cependant déformées ensuite ainsi qu’ajout des ances, de bec… Ces pièces sont plus légères que celles obtenues par d’autres techniques (hormis le moulage), mais le tournage nécessite un apprentissage technique prolongé. Il reste cependant l’une des plus difficile à maîtriser et il demande de la persévérance et surtout de la patience.

C’est vous qui devez être guidé par la terre, surtout pas s’opposer à celle-ci. La pression de vos doigts doit être dosée, précise. Cette forme de création apporte un certain plaisir entre la terre en mouvement et vos mains.

Le modelage : est simplement la déformation à la main de la terre. C’est non seulement l’enlèvement de la matière mais aussi l’ajout de celle-ci pour obtenir le résultat souhaité. Cette technique offre une créativité, imagination dans les formes. Les fours de l’atelier peuvent cuire des pièces d’une hauteur de ? et large de ?.

Vous pouvez vous inspirer de livres céramiques mis à votre disposition afin de réaliser vos formes les plus abstraites.

L’estampage : des petites boules de terre, ou des plaques sont appliquées sur ou à l’intérieur d’un objet ou d’un moule, ensuite la terre est lissée. Le travail se fait en creux ou en bosse, en épousant la forme. Le surplus des bords est coupé. L’épaisseur doit être régulière sur tout le modèle copié. Un temps de sèche est nécessaire pour raffermir la terre. Plusieurs moules sont à votre disposition.

La plaque : une plaque de terre est réalisée à l’aide d’un rouleau, d’épaisseur régulière, coupée à la taille souhaitée, séchée puis les différentes plaques sont assemblées avec de la barbotine. Les pièces les plus simples sont boites, plats… de plus ou moins grandes tailles, avec ou sans couvercle. C’est une technique simple et qui offre un résultat agréable rapide.

Le colombin : formation de cylindre de terre long et étroit roulé sur une table (boudins d’argile). Il est assemblé pour élaborer une pièce plus ou moins grande. Les colombins sont superposés les uns sur les autres, dans le diamètre et la hauteur désirés. Les surfaces peuvent être lissées.

Le moulage ou coulage : la terre n’est plus sous forme pâteuse, mais sous forme liquide. Cet état s’appelle la barbotine. Un moule en plâtre est utilisé pour définir l’extérieur de la forme, le plâtre a pour caractéristique d’absorber l’eau. La barbotine est introduite dans le moule. Il faut ensuite attendre que la pièce moulée sèche. Après avoir laissé sécher la pièce assez longtemps, le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie; cela s’appelle « tournaser » ou tournasser. Puis, s’il y a lieu, on passe au « ansage » …

L’émaillage : Le motif des pièces réalisées est laissé au libre choix de chacun.

Il existe de nombreuses techniques de décoration, la particularité est lors du stade de fabrication et les matériaux utilisés. L’atelier ne peut proposé quelques confections :

 

Décor sur une pièce crue : la décoration se fait grâce à des outils, tampons, motifs en relief sur la terre fraîche. Exemple : décor au clou.

Décor aux engobes : L’engobe est un revêtement mince à base d’argile délayée (colorée ou non) appliqué sur une pièce céramique pour modifier sa couleur naturelle, pour lui donner un aspect lisse ou pour obtenir une couche de base aux propriétés physico-chimiques spécifiques réagissant avec l’émail. L’engobe est fixé par trempage ou immersion, à la louche, au pistolet, par « dripping » où des gouttes tombent sur les pièces.

Pour obtenir une poterie vernissée :

Lorsque la pièce est mi-sèche, elle est plongée dans un liquide d’engobe avant cuisson. Elle est ensuite cuite, elle se nomme alors « biscuit ».

L’émail est posé sur l’engobe avec un pinceau, immersion; puis cuit une deuxième fois, pour obtenir la pièce finale.

La grande différence est que l’engobe contient beaucoup plus d’argile dans la composition d’un émail.

 

La cuisson :

La première cuisson, les différentes pièces obtenues précédemment sont placées dans un four à une température de 850 à 1000°C pendant environ 8 heures.

Les pièces peuvent être préalablement engobée. Une fois, décorée et émaillée, la pièce est remise au four à 960°C à 1400 °C durant 4 heures selon le type de terre.

Bientôt

Il n'y a aucun événement à venir.

L’atelier

 Rue François Blanc
– Mazargues –
13009 MARSEILLE

Téléphone
04 91 32 93 35
06 89 97 39 70

Ouvert du mardi au samedi
de 9h30 à 12h30
et
de 14h30 à 18h30

 

Share This